L'historique des parcs de loisirs
L'origine des parcs de loisirs est ancienne puisque le premier au monde est créé par Robert II d'Artois, en France, à la fin du XIIIème siècle. Ses caractéristiques sont très proches de celle des parcs actuels : château tournant, ponts qui s'effondrent, jardins paysagers, animaux, etc. Il sera démoli à la fin du XVIe siècle.
Au XVIIe siècle, les parcs princiers (labyrinthes, jeux d'eau, nymphées pour spectacles...),
jusqu'ici réservés aux nobles, s'ouvrent au public. La Révolution française apporte un changement d'esprit et un nouveau mode de vie. La société est alors à la recherche de distractions neuves et inédites. C'est ainsi que des entrepreneurs parisiens louent des jardins en vogue, comme Bagatelle, pour les transformer en "jardins-spectacles" avec bals, lâchers de ballons, feux d'artifices et jeux mécaniques, comme les balançoires et les jeux de bagues. Ancêtres de nos parcs de loisirs, ces jardins publics ont initié les parcs d'aujourd'hui.
1795 marque la véritable nouveauté avec le Tivoli de Paris, l'archétype du parc de loisirs moderne. D'une superficie de 8 hectares, il disparaît sous des lotissements en 1827. Cette tradition parisienne se poursuit en France avec l'ouverture en 1903 du Lunapark à la Porte Maillot, fermé en 1947. La spéculation foncière évince progressivement de la capitale des équipements de cette nature, consommateurs de terrain.
En fait, c'est dans les pays nordiques que perdure la tradition. Ainsi, le parc de Tivoli fondé le 15 août 1843 à Copenhague est devenu un symbole d'ambiance typiquement danois, mélangeant loisirs modernes et culture traditionnelle. Depuis son ouverture il a reçu 260 millions de visiteurs. C'est le plus vieux parc au monde et certaines de ses attractions sont de véritables monuments historiques. Le premier grand huit du parc apparaît en 1914...
La dernière innovation marquante dans l'évolution des parcs de loisirs se situe dans les années 1950. Elle vise à réaliser la synthèse de deux grands courants d'organisation des loisirs populaires : un courant ludique et un courant culturel. Il s'agit du parc à thème. Le précurseur, répondant à la définition de parc à thème, voit le jour aux Pays-Bas. Créé en 1952, De Efteling développe le thème des contes de fées. Trois ans plus tard, le 17 juillet 1955, un certain Walt Disney annonce à son tour l'ouverture en Californie du premier Disneyland. En France, il faut attendre 1963 pour que le premier parc à thème soit ouvert par Jean Richard : La Mer de Sable à Ermenonville.
Puis, à la fin des années 80, on assiste à une véritable explosion des parcs à thème sur le sol français. Cette période de croissance phénoménale est aussi celle d'un nombre important d'échecs... Les caractéristiques de ces échecs sont semblables : une fréquentation largement surestimée, un mauvais choix des emplacements initiaux, un thème pas clairement identifié et difficile à développer.
Aujourd'hui, les trois quarts des parcs européens se situant au Bénélux,en Grande-Bretagne et en Allemagne. En France, depuis l'arrivée notamment du Parc Astérix, du Futuroscope et de Disneyland Paris, les Français, traditionnellement peu consommateurs de parcs de loisirs, rattrapent leur retard.
Source : rapport de presse du Parc Astérix
Une grande variété de parcs
La France compte environ 200 parcs de loisirs, soit 10 % du marché européen, selon un rapport sénatorial de 2004. Parmi eux, on distingue les parcs d'attractions fortement ludiques (Parc Astérix, Disneyland, Walibi...), les parcs à thème à vocation culturelle ou éducative (Vulcania, Cité de l'espace ...), les aquariums et parcs animaliers (Océanopolis, Nausicaa, La Palmyre...).
Des parcs à gestion privée (Puy du Fou, Disneyland...) coexistent aussi avec des sites gérés par des sociétés d'économie mixte, associant des collectivités locales et des actionnaires privés (Futuroscope, Cité de l'espace, Vulcania...)
Un marché concentré
En 2004, les 5 plus grands parcs de loisirs français concentraient plus de 85 % des flux de clientèle, et seulement une quinzaine de sites enregistraient plus de 300 000 visites annuelles. En France, seulement 3 parcs ont une audience nationale (Disneyland Paris, Futuroscope, Parc Astérix) mais seul Disneyland Paris s'affirme comme une destination touristique à dimension internationale.
Un marché en expansion
Le nombre de parcs en France a doublé depuis le début des années 1990. D'après une étude de l'Agence Française de l'Ingénierie Touristique (AFIT), un Français sur deux serait aujourd'hui consommateur de ce type de produit et les Français se rendraient en moyenne 3 fois par an dans un parc de loisirs.
On dénombrerait ainsi entre 55 et 70 millions de visites chaque année. Mais la consommation semble aujourd'hui se stabiliser, plaçant les parcs face à de nouveaux défis.
Une logique de produits dérivés
Pour compenser l'essoufflement de la fréquentation, les parcs comptent de plus en plus sur la consommation sur place des visiteurs dans les boutiques et restaurants, et sur les revenus annexes comme les redevances et revenus de crédits-bail des hôtels. En 2004, la vente des billets ne représentait plus que la moitié du chiffre d'affaires des grands parcs. En proposant aux Franciliens des "passes" à l'année à prix réduit, Disneyland Paris a obtenu une hausse de 6 % du panier moyen des visiteurs (42,40 euros) au 1er semestre 2005.
Source : Linternaute.com
Pourquoi les montagnes russes s'apelle t-elle les "montagnes russes" ?
Le nom de Montagne Russes vient tous simplement du fait que la toute première de ce genre (même si elle était vraiment très primitive) vient de Russie, plus précisément à côté de Saint-Pétersbourg au XVIe siècle. C'était une sorte de course de luge qui se déroulé sur des collines de neige artificielle. Les fondations étaient en bois, et une fine couche de glace recouvrait la surface. Les courageux grimpaient les escaliers au dos de la descente, et se laissaient glisser sur une pente inclinée de 50°. Le succès est tel que des entrepreneurs envisagent de l'exporter dans d'autres pays, et le premier fut la France. Mais ils ont compris très vite que c'était la fine couche de glace qui permettait de glisser, ils apportèrent donc une innovation primordiale aux montagnes russes : des roues ! Ces donc sous l'appellation "Montagne Russe" que les premières mondiales avec roues voit le jour à Paris en 1804 : Les Montagnes Russes de Belleville (l'origine du nom français pour désigner les coasters à cette époque) et les Promenades Aériennes que vous pouvez voir dans l'article plus haut.
Une autre innovation importante fut le looping et aussi étonnant que cela puisse paraître a été crée pour la première fois en France (même si la conception est anglaise). La France est donc pionnier dans ce divertissement même si ils se sont inspiré des "montagnes" de Russie. Dommage donc que la France est aujourd'hui un pays pauvre en montagnes russes...
Pour connaître toute l'historique des montagnes russe du début jusqu'as nos jours cliquez ici (5 pages)